La Guerre des Peuples  Index du Forum
 
 
 
La Guerre des Peuples  Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Des histoires à veiller debout...

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La Guerre des Peuples Index du Forum -> Terres de Diatalys -> Le Saint Empire des Plaines -> Arathor
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Thorfinn Hargunsson
Fondateur
Fondateur


Hors ligne

Inscrit le: 18 Nov 2011
Messages: 5

MessagePosté le: Mer 30 Nov - 10:46 (2011)    Sujet du message: Des histoires à veiller debout... Répondre en citant

Quatrième jour de Nalathian de l'année 2533.


Thorfinn s’était trouvé une place dans une auberge d’Arathor dénommée Au Korrigan Fol. Tenue par un ancien aventurier, hybride d’Ange et d’Humain, ce lieu était lui-même connu pour être un repaire d’aventuriers et proposait une nourriture et un gîte acceptable, en plus d’un grand choix d’alcools de bonne qualité. Si bien entendu les deniers d’argent étaient privilégiés, l’aubergiste aimait les histoires. Aussi, quand le Nain commença à conter ses campagnes militaires aux aventuriers fréquentant le lieu, ceux-ci furent comblés par les talents narratifs du Nain.
La vingtaine d’aventuriers présents avaient rapprochés plusieurs tables, avec la bénédiction du patron des lieux, et écoutaient les histoires du Nain avec délectation. On avait cessé de parler, de jouer, de manger, et on avait repoussé le projet d’avoir une bonne nuit de sommeil mérité. La majorité des aventuriers présents étaient des novices en la matière, n’ayant que quelques mois d’expérience. Mais certains étaient des vétérans, avec des années dans les jambes, et suivaient l’histoire de Thorfinn avec le même plaisir. Celui-ci n’hésitait pas à enjoliver parfois, mais c’était avant tout « pour le spectacle ». Il avait choisi cette fois-ci l’histoire du lycan qui s’était décidé à le cuisiner.

Cela faisait deux soirs qu’il était présent ici, à la recherche désespéré de compagnons pour débuter son périple dans Diatalys. Mais pour l’instant, seule son histoire comptait pour les clients, et l’aubergiste amenait souvent un plateau avec une variété d’alcools tout simplement inouïs. Thorfinn en était personnellement à son douzième chope de bière du duché de Dernaine, sans néanmoins flancher d’un pouce. D’autres, qui n’avaient su se modérer ou ne tenaient pas l’alcool étaient passablement éméchés. Cependant, les aventuriers autour de la table continuaient à commander, en général des tournées générales pour leurs compagnons d’une soirée. D’ailleurs, l’aubergiste écoutait lui-même l’histoire, depuis son comptoir, et n’offrait plus qu’une oreille distraite aux nouveaux clients.
« Et alors, le lycan s’approcha de moi, avec son grand couteau en obsidienne. Il baragouina quelque chose dans sa langue à mon égard – encore l’un de leurs trucs à ces enfoirés de lycans quoi – et se lécha les babines. Sauf que ce gros imbécile n’avait pas vu que j’avais récupéré mon briquet… »
Thorfinn s’arrêta et commença à boire sa treizième chope de bière, opinant de la tête face au délice qu’elle lui offrait.
« Et alors ? » demanda une Ange, visiblement une exorciste au vu de son accoutrement.
« Alors, j’ai déchiré le peu des liens qui restait, bondissant contre ses jambes pour le faire tomber. Simplement, ça n’a pas pris : vous pensez, un Nain à moitié saucissonné face à un lycan à moitié cinglé et solide comme un roc. Il est resté à peine quelques secondes à terre, mais cela a suffit et… »
Le Nain s’interrompit, pour s’abreuver d’une nouvelle gorgée de bière.
« Et je lui ai foutu le feu. »

« Par Tholgrim ! siffla entre ses dents un Humain, sernasien au vu de son accent. Ca dû lui faire vach’ment drôle ! »
« Tu parles ! C’était un lycan, y s’en foutait j’pense. » rétorqua un Elfe du Soleil kandasâhrien.
« Moi je crois surtout qu’il s’était pas laissé faire… Pas vrai Thorfinn ? » demanda un mercenaire Kandasâhrien.
« Ah ah ! Bien sûr, qu’il s’est pas laissé faire ! Passé le moment de la surprise, le lycan ignorait complètement ce qui lui arrivait, comme si c’était… Normal. Aussi, moi qui était resté comme un imbécile debout, à regarder mon ennemi qui prenait feu, j’ai dû trouver autre chose… Quelque chose de plus « percutant », si vous voulez. »
« C’est-à-dire ? » demanda un autre Humain, impérial et issu de Sauhin, au son de son impérial.
« Je me suis mis à courir vers la sortie, aussi vite que je pouvais. Bien sûr, même si le lycan souffrait et tentait d’éteindre le feu qui se propageait à ses poils, il courrait vite… En fait, s’il n’avait pas été en feu, je pense qu’il m’aurait utilisé pour m’accommoder avec ses champignons ! »
Les aventuriers se mirent à rire, car cela reflétait bien leur vie d’aventures, mais aussi parce que le ton du Nain avait été faussement docte et enjoué. On ne badinait jamais avec les lycans lorsque des affrontements devaient se produire.
« Aubergiste, de l’alcool ! » finit par dire l’ancien soldat nain, lorsque tous ses compagnons eurent pratiquement finis de rire.
« Ca roule ! Tenez, je vous apporte de la liqueur de Zindry, vous m’en direz des nouvelles… » répondit l’aubergiste.
Il apporta sur la table deux bouteilles, qu’il versa dans de petits verres pour chacun des participants à la soirée. Les aventuriers présents autour de la table sirotèrent lentement la délicate boisson, savourant chaque goutte de ce savant mélange. Ce fut Thorfinn qui réagit le premier, en déclarant promptement :
« Vous voyez, ça, ben c’est de la piquette à moussaillon ! »
La réflexion provoqua un grand rire dans toute la tablée, et un grand sourire chez l’aubergiste. Néanmoins, tous fixèrent rapidement leur regard sur le Nain, pour attendre la suite de son histoire. Celui-ci se racla la gorge et reprit son récit là où il l’avait laissé :
« Je suis donc arrivé à l’entrée, et… »

Alors que le Nain se préparait à terminer son histoire, la porte s’ouvrit et un Kandasâhrien entra dans l’auberge...
Revenir en haut
Publicité







MessagePosté le: Mer 30 Nov - 10:46 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Daëdaelus Al-Rìm
Membre
Membre


Hors ligne

Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 4
Masculin Vierge (24aoû-22sep) 馬 Cheval

MessagePosté le: Lun 5 Déc - 01:57 (2011)    Sujet du message: Des histoires à veiller debout... Répondre en citant

L'homme entra dans l'auberge, les clients s'étant mus de cette nouvelle arrivée. De toute évidence, cet homme n'était pas de ces Kandasâhriens que l'on a l'habitude de croiser. Sous sa capuche, on pouvait deviner le regard d'un homme simple, chaleureux, pragmatique ; des qualités d'esprit qui ne convenaient guère à son accoutrement. Quand il ôta sa capuche, les hôtes purent constater sur son teint cireux les traces d'un voyage long et harassant. Malgré cela, son arrivée avait causé un froid, qu'il brisa net en commandant l'aubergiste d'une voix chaude et pleine de vie :

"Aubergiste, une tasse de thé s'il te plait, j'ai fait un long voyage qui m'a épuisé."

L'aubergiste s'empressant de verser l'eau chaude, le jeune homme s'assit à l’extrémité de la table du Nain. Il sortit une pipe qui avait dû déjà avoir longuement servi, tassa le tabac et alluma un bout de bois pour embraser le fourneau. L'aubergiste apporta la tasse au nouvel hôte, qui s'empressa de sortir des deniers de sa poche. L'humain insista pour payer sa boisson, chuchotant à l'aubergiste un simple :

"Tes biens et la chaleur de ton auberge méritent salaire. J'ai pour coutume de toujours remercier pour le travail que l'on me fournit."
"De l'eau chaude, non mais j'rêve, on n'sert pas des boissons d'elfes dans ct' auberge. Mais dis-moi, étranger, nous n'avons pas été présentés à ce que je sache? " s'exclama le Sernasien d'un ton sec.
"N'insulte pas ton prochain, Sernasien", répliqua le Kandasâhrien qui avait vu dans l'elfe un regard noir de vengeance. "Mais tu as raison, je me présente, je suis Cheihk Daëdaelus ibn Khalil Al-Rìm, mais les gens me surnomment souvent la Colombe. Le seul surnom que je trouve assez humble à ma quête dans Diatalys."
"Ah oui," rétorqua le Sernasien d'un ton rieur, "mais quel est donc cette quête ?"
"Je suis un scientifique, je recherche avant tout la connaissance, étancher ma soif de savoir plutôt que d'alcools, mais dans un but pacifique, cela peut vous étonner mais j'ai horreur de devoir me servir de mon cimeterre."

Ses propos inspirèrent dans la salle un rire moqueur, mais qui vint détendre l'atmosphère pesante qu'avait causé cette nouvelle arrivée. Le Sernasien étouffa son rire en lui souhaitant :
"Et bien soit, Colombe, bienvenue dans ct' auberge ! Abreuve-toi, mais surtout, ne m' parle pas de paix dans ce monde, j'en ai la nausée."
Revenir en haut
Thorfinn Hargunsson
Fondateur
Fondateur


Hors ligne

Inscrit le: 18 Nov 2011
Messages: 5

MessagePosté le: Lun 12 Déc - 08:34 (2011)    Sujet du message: Re: Des histoires à veiller debout... Répondre en citant

Tous les aventuriers attablés auprès de Thorfinn regardèrent sans un mot la discussion entre le nouvel arrivant et l'un des membres de la coterie, un Sernasien qui tenait plus du coupe-jarret que de l'aventurier. Aussi, lorsque l'échange fut fini, tous se mirent à rire alors que Daëdaleus savourait son thé.
« Il veut sans doute parler des esprits amicaux que je croise en tant qu'exorciste... » demanda l'Ange exorciste.
« Ou des Kärmysta que j'ai combattu voilà plusieurs décades... » rajouta une grande Démone, équipée d'une lourde armure.
« Mais vous ne comprenez pas : les nécromanciens sont nos amis, messieurs. » fit d'un ton faussement désintéressé et docte l'Elfe du Soleil kandasâhrien.
« Ou des chaotiques qui ont massacrés toute ma famille et détruit tout mon village voilà deux ans. » fit le Sauhinois. T'en as d'autres des conneries comme ça ? »

Les regards se rivèrent sur le nouvel arrivant, et Thorfinn se contenta de boire cul-sec son verre de liqueur. Tout le monde attendit la réponse du "chef" d'autorité du groupe. Le Nain posa son verre et se leva, pour dire simplement d'un air sombre :
« Moi, je trouve l'idée sympathique. C'est vrai : quand, comme moi, on a vu des forteresses pillées par des lycans, des voyageurs dévorés par des wendigos, des mineurs tués par des gobelins, des campagnes dévastées par des chaotiques, des caravanes commerciales détruites par des membres de votre propre peuple, et bien, moi je trouve l'idée franchement pas mal. »
Les compagnons de tablée du Nain regardèrent étrangement le conteur issu du peuple des montagnes. Lorsqu'il eut compris qu'il avait capté l'attention de tous, il rajouta d'un air encore plus sérieux :
« Mais, comme l'on dit chez moi, « l'avalanche ne s'arrêtera pas car on le souhaite ». En gros, on ne change pas ce qui est dans la nature des choses. Quoi que puissent dire les loufoques en tout genre, la paix ne peut être obtenue. Face à nous, nous n'avons que des êtres dont la pensée ou les besoins nous sont étrangers. Les lycans pillent car c'est « nécessaire » à leurs yeux. On ne change pas ce fait d'un coup de baguette. De la même façon, personne ne s'imagine traiter avec un wendigo. Aussi, c'est bien gentil, Cheikh, mais vous avez dus pas bien voyager pour dire de telles conneries. »

Les compagnons d'un soir de Thorfinn se mirent à rire et tout le monde se resservit pour trinquer avec ses camarades. Assez rapidement, tout le monde se mit à se désintéresser au Kandasâhrien, si ce n'est le Sauhinois qui lança :
« Daëdaleus, joignez-vous à nous ! Au moins vous apprendrez la vie... »
Cependant, vu que le Kandasâhrien n'avait pas l'air d'être décidé à rejoindre la table de ses féroces critiques, tous demandèrent à Thorfinn de reprendre son histoire.
« Me voilà à l'entrée. Le lycan, en feu, est derrière moi. Et donc, plutôt que de risquer une course-poursuite avec cet enfoiré, qui ne mènerait à rien, je décide d'escalader la montagne. »
« Et le lycan, qu'est-ce qu'il foutait ? » demanda l'Elfe du Soleil kandasâhrien.
« Il était pas con, lui : il s'est roulé dans la neige, pour éteindre le feu qui lui bouffait la moitié du corps. Je me suis rendu compte qu'il n'avait pas eu bien mal, en vérité. Peu de brûlures profondes. Par contre, ses poils avaient disparus en de nombreux endroits, et il était pas mal énervé. Et là, alors que moi, je suis entrain de grimper à la montagne, il fait pareil... Et je suis un peu dans la merde. »

L'aubergiste ramena deux autres de liqueur kandasâhrienne, une fois que Thorfinn eut désigné de la tête les deux bouteilles vides. Tout le monde se resservit, pendant que le Nain donnait au tenancier de l'endroit quelques pièces en remerciements de ses compétences.
« Alors ? » demanda l'Ange.
« Il t'a rattrapé ? » rajouta la Démone.
« Ouais, tu l'as repoussé comment, cet enfoiré ? » demanda un mercenaire Kandasâhrien.
« Vous allez sûrement rire, fit Thorfinn avec un grand sourire, mais j'ai vu une grosse pierre située pile au dessus de lui, et prête à s'effondrer. Alors, voilà que je me retrouve dessus, et je saute, je saute, je saute, et je saute, jusqu'à ce qu'elle se décroche et que, moi sur elle, on tombe sur notre pote le lycan situé dix mètres plus bas. »
La majorité poussèrent des rires noirs, mais d'autres se contentèrent d'un sourire amer, comme Thorfinn par exemple.
« Et bien moi, pour cette purée de lycan, tournée générale ! » hurla l'Elfe du Soleil kandasâhrien.
Un grand brouhaha submergea la salle à cette nouvelle, et l'aubergiste se mit à servir d'énormes quantités de bière et de vin à ses clients. Tous retournèrent à des discussions plus futiles, en attendant une nouvelle histoire du Nain. Daëdeleus devait se sentir seul ce soir-là. Très seul.
Revenir en haut
Daëdaelus Al-Rìm
Membre
Membre


Hors ligne

Inscrit le: 16 Nov 2011
Messages: 4
Masculin Vierge (24aoû-22sep) 馬 Cheval

MessagePosté le: Dim 18 Déc - 04:34 (2011)    Sujet du message: Des histoires à veiller debout... Répondre en citant

Daëdaelus s'éclaircit la voix, comme pour casser le brouhaha qui s'était formé, et s'adressa à la table de Thorfinn :
" Je comprends ce que tu veux dire, nain, et je dirais même que je suis plutôt d'accord avec toi. C'est vrai, certains peuples ont été habitués à la guerre depuis plusieurs générations, si bien que le mal semble s'être installé dans leur sang. Une paix globale dans Diatalys semble être un travail très long dans l'esprit des peuples. Cependant, je ne peux pas supporter l'idée que des peuples se causent du tort entre eux. Je parle des voleurs, des hommes qui abusent de leurs femmes ou de ceux qui tuent pour une poignée de deniers."

Alors que les mercenaires attablés lui avaient lancé un regard noir, le kandasâhrien se leva, et s'assit sur la table du Nain, comme pour capter son attention. Il reprit :
" Ce qui manque dans ce monde, c'est une vraie justice, un moyen de repousser la haine des peuples entre eux. Je pense que tu dois comprendre ce que je veux dire..."
"Ouais, t'as raison, p'tit gars !", cria le Sernasien.

Le kandasâhrien pompa une bouffée de fumée, comme pour reprendre son souffle.

" Finalement, ce lycan, je ne pense pas qu'il te voulait du bien. Sa mort n'aura apporté, à mon humble avis, que plus de paix. Enfin, je l'espère."
"J'irais pas demander à sa dépouille, vu ce qu'en a fait Thorfin", répliqua l'Ange exorciste d'un ton désintéressé.
En ce qui me concerne, reprit Daëdaelus,quand j'ai dit que je n'aimais pas me servir de mon cimeterre, c'est que je me sers plutôt de ma parole et de ma ruse. Je vais te
raconter une petite anecdote, d'une rencontre que j'ai faite au cours de mon voyage, mais d'abord aubergiste, je te prie de servir une bière à tous, et une autre tasse de thé pour moi, si tu en as un au goût plus amer."


Cette offre ravit la salle, même ceux qui n'avait prêté aucune attention au kandasâhrien. Il échangea la tasse que lui tendit l'aubergiste contre une large poignée de deniers. Il commença alors son histoire :
"J'ai rencontré au cours de mon voyage un homme. Alors qu'il m'avait recueilli à bras ouverts chez lui, il m'a quémandé pour un problème qui le tracassait. Il m'a dit que sa femme avait été enlevée, depuis 2 jours déjà, qu'il avait rencontré ses ravisseurs, et que ceux-ci lui
réclamaient 300 écus pour récupérer sa femme. Ne savant pas quoi faire, parce qu'il n'avait pas une telle somme dans sa bourse, il m'avait accueilli en espérant qu'un inconnu kandasâhrien allait l'aider à combattre ses ravisseurs."

"Il n'pouvait pas plus mal tomber !", s'exclama le Sernasien qui n'avait décidément pas fini d'ouvrir son bec au mauvais moment. Sa réflexion causa de nouveau une vague de rire, que Daëdaelus répondit en esquissant un sourire amusé. Il reprit son histoire :

"Alors, on s'est rendu à 200 pieds de leur cachette, un vieux taudis en bois à l'orée d'un bois. On s'est placé suffisamment loin pour qu'ils ne puissent pas nous remarquer. Ils étaient cinq, plutôt bien armés et la femme n'était pas visible. J'ai réfléchi à un plan avec l'homme. Il fallait leur faire peur, pour ne pas qu'ils recommencent, et je n'avais nullement l'intention de tuer l'un de ces nigauds."

Une nouvelle vague de rire éclata, même pour le Kandasâhrien, qui n'avait pas peur pour sa fierté.

"Alors, on a préparé un plan ensemble. J'ai pris 2 couverts que j'avais emporté pour mon voyage, et je les ai transmuté en un tas factice d'écus assez ressemblants pour que ces enfoirés y croient. J'ai également préparé le discours de l'homme et une machine pour détourner la lumière du soleil."
"Bon, tu les as tués quand même ces merdeux, c'est pas un grand gaillard comme toi qui aurait pris peur de cinq pauvres hommes", interrompit le Sauhinois.
"Moi je les aurais tous zigouillé", s'écria l'autre Kandasâhrien.
"Oh non, pas besoin ! Ils étaient bien trop bêtes pour avoir besoin de la force. J'ai demandé à mon nouvel ami d'entrer chez eux, et moi, je suis resté planqué. Il leur demanda :
'avant de vous donner ma bourse, j'aimerais la preuve que ma femme est encore vivante.'
L'un des cinq crétins alla ouvrir une porte, où la femme était retenue et toujours vivante. Mon ami s'exclama alors :
'Je vous somme de me rendre ma femme ou je brûle votre taudis'.
Un autre des hommes, leur chef je présume, s'était levé, et il brandit son couteau à la gorge de mon ami :
'Dis-donc, c'est des menaces que tu nous fais ?'
Alors moi, avec mon instrument, j'ai détourné la lumière sur la fenêtre, sur les feuilles qui étaient posées sur la table. Celles-ci prirent feu. Le chef ôta son couteau et implora l'homme de s'arrêter;
'S'il te plait, ne nous brûle pas !'
'Je ne le ferai pas si vous relâchez ma femme et que vous nous laissez tranquilles.'
'Tout ce que tu voudras.'
Les deux sont alors sortis de la cachette et nous avons pris un bon repas tous ensemble."

"N'empêche qu'ils étaient bien bêtes tes ravisseurs pour croire à un truc pareil !" s'exclama l'Elfe de soleil kandasâhrien.
"Je crois que ça n'aurait pas été plus malin pour eux de tuer mon ami. Je ne leur aurais pas pardonné, et quand je me sers de mon cimeterre, c'est pour les couper à petit feu."
Tous rirent de nouveau, sauf pour le Sernasien, qui s'était apparemment endormi après sa dernière bière.

Daëdaelus prit une gorgée de thé, et s'adressa au nain :
"Dis-moi, Thorfinn, où comptes-tu aller demain ? Serait-il possible de faire route avec toi ?"
Revenir en haut
Reignir Draksson
Membre
Membre


Hors ligne

Inscrit le: 17 Déc 2011
Messages: 2

MessagePosté le: Jeu 22 Déc - 13:05 (2011)    Sujet du message: Des histoires à veiller debout... Répondre en citant

La porte de l’auberge s’ouvrit sur deux nains, Reignir Draksson et Ulfnir Aëlnirsson. Le premier, plus petit que la moyenne, portait en bandoulière un gros sac par-dessus des vêtements d’un marron terne. Son visage mangé par une imposante barbe brune et un gros nez était souriant. Il observa brièvement l’intérieur de ses yeux saphir. Il frissonna faisant voler inélégamment ses cheveux bruns coiffés en une unique queue descendant au creux des épaules. Ulfnir était encore plus petit et portait des habits d’une coloration mélangeant le vert marécageux et l’humus. Son visage juvénile était rehaussé par une courte barbe rousse et un crâne rasé. Son regard émeraude paraissait vide, dénué de vie. Il affichait un fin sourire en coin, comme s’il se moquait de tout et de tous. Pour finir, il portait à la ceinture une épée trop grande pour lui traînant par terre.

*

Peu avant leur entrée, Reignir avait tenu à mettre les choses au point avec ses compagnons.

« Vous avez donc compris, on agit ainsi. Aucune objection ? »
« Si, j’en ai une. Pourquoi je suis moche ? »
« La beauté est une notion subjective, Ulfnir. »
« Tu me trouves beau peut-être ? »
« Non. »
« Pourquoi cette tête alors ? »
« Je ne voulais point que tu sois trop semblable à ma personne. Sache cependant que certains peuvent te trouver un certain charme. »
« Ouais, en cherchant longtemps, peut être. »
« Bien, ceci étant réglé, il me faut insister sur un autre point. Ne prenez pas d’initiative. Et, toi, Trauk, tu as l’interdiction formelle de parler sans mon autorisation. Y compris pour demander la susnommée autorisation. »
« P’rquoi c’toujours sur moi qu’ça r’tombe. J’ai rien fait d’mal. Pour l’moment. »
« Compris ? »
« Ouais, ouais, c’bon, j’ai compris. »
« Bien, entrons donc nous réchauffer. »

*

Reignir s’avança dans la salle sans refermer la porte. Il se dirigea vers le centre de la salle où tous ou presque se tenaient. La bonne humeur semblait presque palpable. Un homme vit les deux nouveaux arrivants.

« Eh, les gars ! Regardez, ils font aussi des nains miniatures à présent. » lança le natif de la cité.
« Dis, ne se moquerait-il point de nous cet individu ? » chuchota le nain à son compagnon.
« Si, tout à fait. Comment as-tu deviné ? » lui répondit-il ironiquement.

Et, alors qu’il commençait à rire, l’homme sentit le froid d’une lame appuyant contre sa jugulaire. Puis, il entendit une voix murmurant à son oreille à sa seule intention.

« Ne refais plus jamais ça, sinon… »

Il se mit à pâlir lorsqu’il ressentit la pression de la lame s’accentuer avant de disparaître brusquement quelques instants après. Il jeta un coup d’œil vif autour de lui, mais ne vit personne assez près pour l’avoir menacé. Puis, il regarda le nain. Celui-ci était resté impassible.

« Dites, c’est moi où ils font aussi des humains sans cervelle à présent ? » lança Ulfnir d’une voix légèrement métallique.

Les rires qui s’étaient calmés en voyant la tête effrayée du candidat au suicide reprirent de plus belle. Les plus proches de ce dernier se moquèrent gentiment en lui donnant une tape amicale dans le dos.

« Allez, tournée générale ! » fit le nain miniature.
« N’avais-je dis point d’initiative ? » chuchota Reignir.
« Faut bien que l’on s’intègre, non ? Et, fallait aussi que je réchauffe l’ambiance que tu avais refroidie avec ta menace. Tu avais vraiment besoin de faire ça ? »
« Oui, la personne que j’incarne ne peut se laisser marcher dessus sans réagir. »
« C’est bon, c’est bon. Essayons de trouver une place bien située pour nous asseoir. »

_________________
C'est l'histoire d'un nain et d'un elfe qui entrent dans une taverne.
Ils se tapent dessus.
Histoire *drôle* de Reignir Draksson
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé







MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:58 (2017)    Sujet du message: Des histoires à veiller debout...

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    La Guerre des Peuples Index du Forum -> Terres de Diatalys -> Le Saint Empire des Plaines -> Arathor Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com