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Emmalfen Nocalg

 
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Emmalfen Nocalg



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MessagePosté le: Dim 11 Déc - 18:27 (2011)    Sujet du message: Emmalfen Nocalg Répondre en citant




Je pense, donc je suis



Nom & Prénom :: Emmalfen Nocalg.
Âge :: 65 ans.
Race :: Démon, non chaotique.
Métier :: Brocanteur, antiquaire, contrebandier, éternel étudiant.
Habitat :: Erquimos, une échoppe minuscule.
Famille :: Veuf, une fille.





Ne me sous-estimez pas !

Compétences particulières :: Marchandage, talents d'acteur, faux-papiers, ouvre les serrures mécaniquement simples (coffret à bijoux, porte classique, etc), parle le mon'hos, sa langue maternelle, mais aussi le sakila assez facilement, et le sernasien avec un fort accent et quelques erreurs de grammaire, et des bases de dwazi. Il a accumulé et continue d'agglutiner une connaissance relativement étendue (aux administrateurs de décider sur le moment à quel point) de l'histoire des artefacts, magiques ou non, produits dans le Consulat d'Acriolla, et d'autres parties de Diatalys dans une moindre mesure.

Pouvoirs :: Sorcier, temporaliste, débutant. S'emploie essentiellement à déterminer l'âge des objets inertes, à les vieillir parfois.

Armes :: Un glaive court et une dague longue en acier, assortis et ornés de gravures simples à l'effigie d'Isis, six fléchettes imbibées de poison dans une trousse cousue à la doublure de sa veste, un fil d'acier tressé caché dans un bracelet large au poignet droit. Garde une arbalète lourde chez lui ainsi qu'une collection d'armes de jet de formes et d'origines très diverses. Cache une dague longue sous le siège de sa carriole.

Objets magiques :: Possède pour le moment une paire d'anneaux de prestidigitateur lui permettant de passer les mains à travers des matières peu denses (le bois notamment). Il compte les troquer ou les vendre un jour ou l'autre. (Explication dans la partie "caractéristiques mentales".)





Vous n'allez pas m'oublier de si tôt

Caractéristiques physiques ::
C'est un hybride très impur, et son corps est un vif témoignage des heurts et accidents entre les peuples de Diatalys. Il est grand, un mètre quatre-vingt cinq, mais loin d'être le plus grand des démons. Sa musculature sèche et noueuse, ses épaules tombantes, ses bras et ses jambes fines et gracieuses trahissent déjà son métissage, vu de loin. Ses ailes, d'un noir transparent et laiteux, semblent inertes et pendent dans son dos jusqu'à mi-cuisse, et ne semblent pas capables de le porter en vol. Il ne possède ni cornes, dont l'emplacement est à peine marqué par une concentration de taches de rousseur, ni queue. Ses origines angéliques sont manifestes, par la couleur de ses yeux, bleus clair, et de ses cheveux, d'un blond pâle tirant sur le blanc. Sa peau légèrement cuivrée est pleine d'irrégularités, de grains de beauté, ce qui dénote d'une ascendance humaine lointaine.

Il porte les cheveux courts et constamment en bataille, lui barrant le front d'une broussaille de foin, un certain désintérêt pour son aspect physique, même si son hygiène reste acceptable. Son menton est constamment orné d'une barbe de trois jours, sauf les jours où il se rase, qui se font rares. Ses mains ne possèdent pas de griffes, il porte des bottes comme la plupart des humanoïdes, ce qui dénote sans doute d'une habitude à voyager à pied.

Il porte un pantalon de toile épaisse, couleur lie-de-vin, aux nombreuses poches profondes, sur les côtés des tibias et des cuisses, une ceinture doucle de type baudrier, où s'accrochent de part et d'autre son glaive et sa dague longue dans des fourreaux de cuir noir, ne laissant voir que leur garde. Une sacoche à tabac contenant probablement pipe et tabac s'y trouve également, ainsi qu'une bourse épaisse en cuir rouge, un leurre, qui ne contient que des coquillages multicolores. Il porte une chemise de toile rouge à col large, sans bords, à lacets. Par dessus, pièce maîtresse de son accoutrement, une veste faite de pièces de tissus dépareillés en brocard, aux motifs ésotériques très complexes, aux couleurs cramoisies, cousues entre elles avec du fil doré. Les épaulettes légèrement saillantes compensent sa stature peu athlétique pour un démon, même impur, et les manches semblent larges et confortables, lui laissant pas mal d'ampleur dans le mouvement.

Il ne possède aucun bijou si ce ne sont ses bracelets d'argent, serrés à ses poignets. On peut se demander comment il les met d'ailleurs.

Caractéristiques mentales : :
Quels que soient les gens qu'il aborde, ils sont troublés par son détachement teinté d'ironie, ce qui ne gêne en rien son aptitude à séduire, bien au contraire. La fêlure qu'il traîne dans son sillage est source de curiosité, d'attachement parfois. L'érudition transpire de chacune de ses discussions, car s'il se moque totalement de son aspect physique, il tient à briller par son intelligence, rare sujet sur lequel il se vexe facilement. Il fait peu de cas de sa propre mort, en tant que temporaliste, et plaisante souvent sur la valeur d'une vie.

En amour, il estime avoir eu sa chance avec sa femme décédée, et n'attend rien du beau sexe, ce qui le rend assez désinvolte, et lui confère un succès notable pour des aventures d'un soir. Sa passion apparente, l'argent, fait de lui un requin en affaires, il sait quand il se trouve en position de négocier, et quand il y est, il ne lâche rien. Il n'a jamais rien volé de sa vie, en tout cas du point de vue de la loi... Il a vendu de la verroterie à prix d'or à des anges de passage, acheté quelques piécettes des armes en argent sous prétexte qu'elles étaient oxydées à des marchands jetés à la rue suite à une faillite.

Ses scrupules se limitent à peu de choses, et il ne se montre généreux qu'en de très rares occasions, car c'est un avare, et son allure, ni trop dépenaillée, ni trop luxueuse, ne trahit en rien, même au meilleur des huissiers, la quantité d'or qu'il a jusqu'à présent pu mettre de côté. En réalité, bien peu... Mais il progresse chaque jour dans l'art délicat du profit. Quant aux objets magiques qui lui passent très régulièrement dans les mains, du fait de son commerce, il ne s'y attache au final que très peu. Il avait bien hérité une bague luminescente de son père, mais cela fait bien longtemps qu'il a dû la revendre pour "investir" dans ses études magiques coûteuses. Depuis, il ne garde rien de valeur qu'il ne compte vendre à un moment. Le temporalisme, le commerce, et une vie peu reluisante l'ont rendu plutôt stoïque, et désintéressé de la possession en soit. Tout est fait pour être utilisé par la suite, et l'or n'est qu'un outil pour revoir sa fille, avoir une meilleure vie... et être reconnu, fier de ce qu'il deviendra.





Voici ma légende...

Récit ::
"Ma jeunesse fut heureuse, je ne m'en plaindrai jamais."
Emmalfen Nocalg est le fils de roturiers, Emmalfen était son père, Nocalg sa mère. Aucun ne portaient de noms de famille, tous deux n'avaient connu que des dîners sans viande, et ne savaient écrire que leur nom, pour signer des documents qu'on leur lisait à voix haute. Emmalfen-père était un garde de la cité d'Erquimos, et en était fier au plus haut point, ses parents ayant vécu dans l'austérité des champs de maïs jusqu'à la fin de leur vie. Son grand-père aurait été un ange, et du côté maternel, il aurait eu au moins deux humains. Son physique trahissait fortement son métissage, et il n'avait aucun attribut démonique à proprement parler, si ce n'étaient sa grande force et les tatouages qui parcouraient ses bras, signes d'appartenance à sa garnison, et dont les pouvoirs protecteurs étaient prouvés. Un soir de cuite où Nocalg, sa mère, s'était réfugiée dans la chambre conjugale, il mit sa main dans la cheminée et sortit un charbon ardent, qu'il mit dans son verre, sous les yeux émerveillés de son fils. "Puisque personne n'est fichu de m'apporter de la glace, autant boire mon eau-de-vie chaude !". Puis il s'écroula, manquant de dormir dans la cheminée. Il accordait une importance vitale à l'éducation d'Emmalfen Nocalg, bien qu'il n'eût pas la moindre idée des études qu'il devrait poursuivre pour gravir l'échelle sociale. Il se contentait de donner une tape dans le dos du jeune écolier quand il ramenait des bonnes notes, et de le rouer de coups plus ou moins copieusement selon son état d'ébriété qui dépendait essentiellement de la longueur de ses journées, toutes pénibles et répétitives. Emmalfen Nocalg ne lui en voulut plus quand il comprit que c'était l'alcool qui le frappait, pas son père, qui parfois venait dans sa chambre éponger son dos en sanglotant, après avoir désaoûlé. Nocalg, sa mère, était la plus pure de ses parents. Elle ressemblait vraiment à une démone, et savait voler. Pas longtemps. Suffisamment pour aller de temps en temps pour travailler à la haute-cité d'Acriolla. Elle était nourrice, ce qui était à peu près tous les métiers et aucun à la fois, mais exigeait une patience à toute épreuve. Elle ne haussait le ton que très rarement, et le futur sorcier qu'il était lui demandait très souvent si elle était aussi sévère avec les gosses de riche qu'avec lui. Et toujours, elle répondait : "Bien sûr que non." Elle se montrait suffisamment rude pour faire bonne figure en tant que démone. Le martinet, accroché au mur de la cuisine juste en face de la chaise d'Emmalfen fils, était souvent cassé, et souvent remplacé, par des modèles plus solides au fur et à mesure que le dos de l'enfant grandissait et se renforçait. Arrivé à ses quinze ans, il prit la décision qui s'imposait, et partit de l'école traditionnelle pour se trouver un apprentissage chez le premier artisan venu, si possible logé. Personne de sa famille ne fit rien pour le retenir.

"Devenir adulte ? Je ne sais pas si on le devient. Certains le sont, d'autres ne le deviendront jamais. Je n'ai toujours pas décidé de quelle partie j'étais."
Erquimos ne manque pas d'échoppes. Mais Emmalfen déchanta vite, malgré le cercle de camarades qu'il s'était fait à l'école, il se rendit compte qu'il n'avait pas sympathisé avec ceux qu'il fallait, les fils de bonne famille. Il n'avait fréquenté que quelques vauriens à la grande gueule, sortis comme lui de familles tout juste assez riches pour leur payer l'école, et de quoi se nourrir, et se vêtir. Et une pauvre fille de lavandière, qui lui avait fait connaître les premières voluptés, pendant quelques mois, avant de s'amouracher d'un boucher de vingt ans. Le premier commerçant qui ne le chassa pas d'un signe de la main était brocanteur. Orchrix Veluanis, vieux célibataire estropié d'une jambe et sorcier temporaliste de seconde zone. Rien de bien épique dans l'affaire, car il avait reconnu Emmalfen comme le fils du garde avec lequel il avait fait son service militaire, et venait de temps en temps "boire un verre", façon de parler, tard le soir. L'adolescent, si peu fier d'avoir été accepté comme apprenti "grâce à papa", redoubla d'efforts, et passa de longues journées chargé de la manutention, du lustrage et commença assez vite à s'intéresser à la restauration d'ameublement, puis d'objets de plus en plus fins. L'horlogerie était évidemment ce qui le passionna le plus au bout de deux ans d'apprentissage. Mais il ne possédait pas la théorie nécessaire pour qu'Orchrix le laissât toucher aux pièces les plus coûteuses. Mais il salua l'effort, et proposa à Emmalfen d'intégrer les cours du soir pour suivre l'enseignement magique et technique nécessaire. Ces cours étant payants, ils seraient retenus sur sa paye, qui serait augmentée désormais, puisqu'il était d'usage pour un honnête commerçant de payer normalement son ancien apprenti au bout de deux années complètes et satisfaisantes.

A dix-huit ans Emmalfen était un novice temporaliste qui vivait dans l'appentis derrière la boutique d'un brocanteur, mais cette situation précaire fut fortement compensée le jour où il rencontra sa future femme, Itchita Zaler, homonyme de la puissante famille, mais apparemment sans rapports avec elle, de la façon la plus normale qui soit : en tant que cliente, accompagnée de son père, militaire de haut-rang et collectionneur de coutellerie naine. Leur fille, Eoganie, naquit hors mariage, refusé catégoriquement par la famille d'Itchita, ce qui ne les empêcha pas de s'installer ensemble dès qu'Emmalfen pût se permettre de payer un loyer, vers ses vingt ans. C'était au moment où il commença à acheter des stocks de verroterie crasseuse dont ne voulait pas Orchrix, pour les restaurer, et au prix d'un voyage hebdomadaire à Honar'Tas, où il s'était assuré que personne ne puisse se renseigner sur l'origine douteuse de sa marchandise, il les revendait en tant que bijoux de l'ancien Empire avec une bonne marge. Dès le départ Itchita, qui avait bénéficié de la meilleure école temporaliste d'Erquimos dès son plus jeune âge, fut intéressée par le projet d'Emmalfen de s'installer un jour comme antiquaire indépendant. Ce qui les mettait toujours d'accord, quand venait le temps des disputes, était, en plus du sexe, la vision du commerce et de la conservation d'antiquités comme une application logique, et rentable (parfois), de la magie temporaliste. Ils n'étaient que débutants tous les deux, même elle qui avait un bien meilleur niveau que lui, malgré son manque manifeste de réalisme dans l'application de ses connaissances. Ils durent bientôt faire de longs voyages jusqu'à Nahg, aux portes des Monts de Glace, leur prenant de longues semaines, afin d'étendre leur réseau de clientèle, et de fournisseurs.

Eoganie s'épanouit ainsi tant bien que mal dans une atmosphère plutôt bohème, instruite par sa mère quatre heures par jour dans leur carriole aménagée, et les après-midi, elle s'imprégnait d'un bain linguistique riche en thèmes et mélodies différentes, entre le dwazi qu'à l'époque seule Itchita arrivait à baragouiner, tandis qu'Emmalfen préférait se concentrer sur la clientèle humaine, avec laquelle il avait plus d'affinité, son sernas d'école s'améliorant notablement au fil des mois. Elle devint adulte sans même qu'Emmalfen s'en rende compte, et demanda un jour à rester à Erquimos pour étudier la magie, comme sa mère autrefois. Elle ne put le lui refuser, et Emmalfen, avec un pincement au coeur, se résigna à ne plus voir sa fille que trois fois par ans. Il fêta ses quarante ans à Acriolla, alors qu'Eoganie, fiancée à un lieutenant de la garde, passait quelques jours de congés chez ses grands-parents maternels.

« La vieillesse ? Mais on a le pied dedans dès notre premier cri de douleur. »
Emmalfen perdit sa femme dans la grande forêt de Sernas. Une très prévisible attaque de chaotiques. Deux ours corrompus ont renversé leur carriole en pleine nuit, alors qu'ils étaient en bordure d'un campement peuplé de marchands itinérants comme eux. Avant qu'un marchand nain n'intervienne sans trop de conviction, il avait déjà tué les ours, mais Itchita se vidait de son sang, le ventre ouvert. Le dernier souvenir qu'il conserve encore aujourd'hui de son amour unique, avant qu'elle ne meure, est l'odeur de ses intestins rompus. Il emporta le corps d'Itchita, nimbée d'un voile de soie blanche, qu'il passa une nuit à enchanter pour prévenir la putréfaction. Il avait deux semaines de voyage avant de pouvoir rendre le corps à ses parents, à Erquimos. Lorsqu'il présenta le corps à l'entrée de la demeure de ses beaux-parents, Itchita, qui séjournait alors à temps plein là-bas, suite à sa rupture avec son ex-fiancé, elle ne vint pas. Il fut invité à partir rapidement, avec une politesse froide, par Theodolmut Zaler, qui précisa juste que « pour ne pas ajouter à son malheur, Itchita Zaler resterait comme ces dernières années au domicile familial. »

Les vingt dernières années qui suivirent, croyant faire le bien de sa fille, et au mépris de son propre moral, Emmalfen Nocalg continue d'écumer, seul dans sa carriole, les voies commerciales, ne rentrant à Erquimos que rarement, pour valider quelques matières à l'académie de magie, pour visiter ses parents immuables dans leur simplicité, et sa fille, toujours un peu plus distante. Aujourd'hui, femme mariée à un capitaine, toujours fourrée chez ses grands-parents maternels, comme s'il errait là-bas quelque substance de sa défunte mère, enterrée dans le caveau Zaler, puisqu'il ne l'a jamais épousée. Il a fini par se rendre compte qu'il n'avait jamais fait le moindre compromis pour sa famille, intéressé uniquement par ses horloges, ses bibelots, et sa coutellerie exotique. Il est maintenant venu à un tournant de sa vie où ce semblant d'aventure s'est révélé n'être qu'une boucle sans fin. L'heure est venue d'aller de l'avant.

« Aujourd ‘hui. »
Deux cent mètres. La nuit tombe sur la forêt de Sernas. (Aïe !) On peut entendre les premiers sons de la nuit… Emmalfen voyage de nuit, car au moins, il passe des journées tranquilles à se saoûler en rêvant de sa femme. Il transporte dans sa carriole deux anneaux magiques, une petite fortune, malheureusement invendables au Consulat, car d’origine trop douteuse. Un riche collectionneur a moins de scrupules quand il a les moyens d’envoyer un intermédiaire au sud de la forêt pour ensuite le ramener par un chemin détourné. Ce riche collectionneur, Emmalfen le compte parmi ses clients réguliers, bien que n’ayant jamais vu sa tête. Voir son fric lui suffit. Cent cinquante mètres. Il est loin le temps des marchés avec Itchita à revendre de la verroterie. Désormais il se relaie tout seul la conduite de leur carriole maintenue dans un état toujours correct. Le piège dans lequel tombent les voyageurs novices est de trop pourrir leur apparence. Cent mètres. Emmalfen, temporaliste convaincu et totalement désabusé de la vie, connaît l’excès en tout… Mais quand il s’agit du boulot, un petit philosophe coincé dans une petite case de sa tête sort un porte-voix, et lui crie : « Fais gaffe, Emmalfen, toujours retenir la leçon de ses erreurs… » Heureusement qu’il la ferme au bout du troisième verre. Cinquante mètres. Le sentier, Emmalfen le connaît. Et à chaque fois qu’il arrive à cet endroit, environ trente mètres avant, il sort sa montre à gousset, et règle le réveil pour dans exactement cent quatre vingt secondes. C’est l’espérance de vie qu’il s’accorde à chaque fois qu’un imprévu nécessite l’accélération physique, son sort d’attaque habituel. Point d’embuscade atteint. Emmalfen incante, c’est la seule chanson qu’il connaisse. Il récite, dans un murmure, sa chanson préférée : celle de la mort.
Et là, ca va vite, très vite, pour ceux qui s’apprêtent à crever la gueule ouverte. Deux brigands à peine sortis de l’enfance lâchent les branches auxquelles ils étaient accrochés. Aucune originalité. Emmalfen les voyait venir avec leurs grands couteaux dans la bouche, mais il ne vole pas. Et pourquoi dans la bouche ? L’acier a si mauvais goût. Autant qu’ils viennent à lui, moins d’effort, plus d’effet de surprise. Deux flèches le frôlent pour se planter dans le dossier derrière lui. Il tire à mort sur les rennes, les chevaux se cabrent, l’un d’eux piétine un des archers qui courait à lui, alors que dans sa semi-transe de sorcier, il le voyait sautillant tel une fillette vers lui, au ralenti. Voir les gens courir au ralenti était une des rares choses qui l’amusait. Il file un coup de tête à celui qui essaie de l’égorger, et prend le temps de dégainer ses deux lames courtes avant d’esquiver un coup de masse qui filait plein cap vers son crâne. Il ne l’avait pas vu, celui-là. Sa magie accélérait ses réflexes, mais ne lui donnait pas d’yeux derrière la tête. Puis, le compte de ses adversaires, étape primordiale avant l’abattage : un qui râle de douleur devant un des chevaux, en tenant sa jambe pliée bizarrement, un autre qui décoche une flèche qui mollement va passer devant lui et disparaître dans la nuit, un qui se tient le nez écroulé à l’arrière de la carriole, et le dernier, juste en face de lui, alors qu’il se relève.
Pour l’archer, un adolescent crève-la-faim, qui n’a jamais vu de magie temporaliste, le spectacle est ahurissant, et le méduse au point qu’il lâche sa troisième flèche. Le marchand crasseux s’est relevé plus vite que son corps, et, tout flou. Enfin, c’est en ces mots-là que vient la compréhension à son esprit embrumé alors qu’il sort de son fourré pour secourir celui à la jambe cassée. Mais le marchand flou le voit, alors qu’il s’éloigne en portant son camarade, et là, il espère sa pitié.
Mais Emmalfen, en sortant son glaive du ventre de son premier mort du soir, fixe les deux fuyards non pas pour leur annoncer un message, mais pour viser. Pas de témoins, et surtout, pas d’ennuis inutiles pour le voyage de retour. « Après tout, ont-ils eu de la pitié pour Itchita ? » Se dit-il en sortant deux couteaux de lancer de l’intérieur de sa veste.


Rêve secret :: [Envoyé au Conteur.]

Code :: [Validé par Kobalou.]


_________________
Je n'ai rien trouvé d'intéressant à dire en moins de 255 caractères. Euh... J'aime le RP ?
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MessagePosté le: Dim 11 Déc - 18:27 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 15 Déc - 08:08 (2011)    Sujet du message: Re: Emmalfen Nocalg Répondre en citant

Bienvenue Emmalfen !

Voici le commentaire de ta fiche, comme promis. ;) En premier lieu, je ne peux que te féliciter pour cette fiche, agréablement écrite , sans la moindre faute d'orthographe remarquablement bien structurée. Smile

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Si tu peux faire un temporaliste "mauvais", le fait qu'il soit pauvre me laisse très dubitatif, au vu du réseau de contacts qu'il possède (la Guilde des Vimpérios) et des talents qu'il possède (même s'ils ne sont pas exceptionnels). En fait, par définition, un temporaliste reste exceptionnel pour le commun des mortels, même dans la société démoniaque, pourtant habituée à leur présence ; d'ailleurs, les temporalistes restent moins nombreux que bien d'autres catégories de sorciers, comme les illusionnistes ou les druides. ^^
De même, il est assez difficile de comprendre comment ton Démon a pu apprendre dans ses conditions la Magie : l'étude est longue (mon personnage, Kobal Harasus, a passé quatorze années pour acquérir l'art "peu complexe" de l'illusionisme, pour avoir un simple niveau correct +). Pour te donner une idée, un tiers des habitants disposent de pouvoirs magiques, et seulement un cinquième de ce tiers versent dans la sorcellerie. Apprendre la Magie demande du temps, des connaissances et de l'argent. ;)

La Magie est, en vérité, rare sur Diatalys. Le péquenot moyen côtoie la Magie, mais être méfiant envers elle n'est pas particulièrement suspect (à l'exception des prêtres, bien entendu), avec tous les chaotiques, les nécromanciens, les hérétiques et sorciers mal-intentionnés qui peuvent exister. Sans compter que certaines conceptions ésotériques, comme celles des druides, paraissent franchement bizarres au commun des mortels ("Ouais, d'accord, les animaux vivent, mais les plantes... ?"). Proportionnellement à ce faible nombre de pratiquants de la Magie, il y a un faible nombre d'objets magiques. Aussi peu puissant soit ton objet magique, il est précieux, et aussi "pourri" paraissent-ils, tes anneaux peuvent attirer l'attention d'un voleur qui n'hésitera pas à te trancher la gorge...

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Emmalfen Nocalg a écrit:
Race :: Démon, non chaotique.

Emmalfen Nocalg a écrit:
Caractéristiques physiques ::
C'est un hybride très impur, et son corps est un vif témoignage des heurts et accidents entre les peuples de Diatalys. Il est grand, un mètre quatre-vingt cinq, mais loin d'être le plus grand des démons. Sa musculature sèche et noueuse, ses épaules tombantes, ses bras et ses jambes fines et gracieuses trahissent déjà son métissage, vu de loin. Ses ailes, d'un noir transparent et laiteux, semblent inertes et pendent dans son dos jusqu'à mi-cuisse, et ne semblent pas capables de le porter en vol. Il ne possède ni cornes, dont l'emplacement est à peine marqué par une concentration de taches de rousseur, ni queue. Ses origines angéliques sont manifestes, par la couleur de ses yeux, bleus clair, et de ses cheveux, d'un blond pâle tirant sur le blanc. Sa peau légèrement cuivrée est pleine d'irrégularités, de grains de beauté, ce qui dénote d'une ascendance humaine lointaine.

[...]

En vérité, au vu de ta description physique, tu ne serais même pas un Démon, mas un hybride pur et dur. Un tel physique n'existerait pas chez un Démon ayant moins d'un quart d'un sang provenant d'une source autre que démoniaque. ^^ D'ailleurs, c'est le cas, donc il faudrait tout simplement le signaler. ;)

Emmalfen Nocalg a écrit:
Compétences particulières :: Marchandage, talents d'acteur, faux-papiers, ouvre les serrures mécaniquement simples (coffret à bijoux, porte classique, etc), parle le mon'hos, sa langue maternelle, mais aussi le sakila assez facilement, et le sernasien avec un fort accent et quelques erreurs de grammaire, et des bases de dwazi. Il a accumulé et continue d'agglutiner une connaissance relativement étendue (aux administrateurs de décider sur le moment à quel point) de l'histoire des artefacts, magiques ou non, produits dans le Consulat d'Acriolla, et d'autres parties de Diatalys dans une moindre mesure.

Il serait bien de faire des phrases pour la première énumération. ^^ Aussi, je pense qu'on peut raisonnablement dire que ton personnage écrit le monh'os et éventuellement le sakila.
Et tu peux enlever "(aux administrateurs de décider sur le moment à quel point)", la phrase dénotant à mon sens ta connaissance des objets magiques.

Emmalfen Nocalg a écrit:
Pouvoirs :: Sorcier, temporaliste, débutant. S'emploie essentiellement à déterminer l'âge des objets inertes, à les vieillir parfois.

À titre de remarque : le "à les vieillir parfois." est impossible pour un objet magique. Un objet magique ne change pas dans sa forme une fois enchantée.

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- Kobal Harasus, mercenaire, fripouille, érudit et illusionniste.
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