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Justice, Société & Armée

 
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MessagePosté le: Sam 24 Déc - 18:41 (2011)    Sujet du message: Justice, Société & Armée Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam 24 Déc - 18:41 (2011)    Sujet du message: Justice, Société & Armée Répondre en citant

    Justice
De la justice ? Au Kandasâhr ? Vous rigolez ? "
Un paysan mécontent.

La justice est dévolue normalement aux wali au Kandasâhr, qui doivent s’assister de juges – il s’agit d’ailleurs généralement de juristes extrêmement compétents. Les wali sont néanmoins peu nombreux à, come leur permet les lois, à diriger les cours de justice – les juges sont de toute façon suffisamment compétents pour s’en sortir tout seuls. La seule exception à ces cours est les cours organisées par les jamalh, qui s’occupent des infractions relatives à leurs édits.
Si une affaire est trop importante à leurs yeux – comme par exemple une affaire d’hérésie ou de complot contre la sureté de l’État, ils la confient à leur pacha. Celui-ci doit alors réunir une assemblée de prêtres de Cethiel, de juges et de walis qui doit procéder au jugement de l’individu.
La poursuite d’activités hérétiques ou apostâtes ne dépend d’ailleurs d’aucune force officielle, au contraire du Royaume de Sernas disposant du Cabinet noir ou du Saint Empire des Plaines disposant des « Chasseurs ». Aussi, cette charge est intégralement confiée aux clergés de Diatalys et aux ordres spécifiquement en charge de telles menaces.

La loi est définie par le sultan ou l’émir, avec l’aide des vizirs et des hâjib : l’équivalent des lois locales du Saint Empire des Plaines est ainsi inexistant. De la même façon que la jurisprudence n’existe pas ; si un jugement est rendu, il doit être annulé par le sultan ou l’émir, ou alors être transcrit dans la loi s’il est pertinent d’une quelque façon. Quelques rares exemptions locales existent cependant, de même que les jamalh disposent de la possibilité d’édicter dans certains domaines des lois. Aux yeux des voyageurs, la loi en vigueur au Kandasâhr est donc relativement peu complexe.
La loi est cependant brutale au Kandasâhr : les châtiments corporels – coups de fouet, amputation de membres ou de doigt – sont monnaie courantes si le coupable est incapable de payer. De même, les peines de mort sont nombreuses et les appels pratiquement impossibles. Le prévenu est également tenu d’assurer lui-même sa défense – en appeler à un avocat est impossible et même illégal -, ce qui n’aide généralement pas lorsqu’on est un paysan illettré. Inversement, les riches peuvent se payer les conseils et avis de juristes, permettant ainsi de soulever de points obscurs de la loi pour échapper à une condamnation.
Bien entendu, les emprisonnements et les amendes existent, mais elles sont moins utilisées que d’autres peines. Le seul endroit où les amendes sont d’ailleurs majoritaires sont les cours des jamalh, car ils ont interdiction de pratiquer châtiments corporels et emprisonnements. Toutefois, les amendes sont généralement suffisamment lourdes pour êre particulièrement pénalisante pour les marchands.

Quant aux kaitib chetr, ils tiennent des cours de justice collectives formées de l’ensemble de la communauté, à l’exception bien entendue de la victime, du prévenu et de leurs proches. Leurs peines impliquent la privation de possession matérielles – chevaux et armes étant particulièrement prisés -, les châtiments corporels – préférentiellement le marquage au fer rouge et le fouet – et la mort. Les kaitib chetr ne connaissent que la décapitation et l’uhul - c’est-à-dire l’abandon dans le désert.


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MessagePosté le: Sam 24 Déc - 18:41 (2011)    Sujet du message: Justice, Société & Armée Répondre en citant

    Société
Ainsi le monde a été fait et ainsi en sera-t-il : les puissants, les riches, les producteurs, et les faibles. "
Eäron Surith, ràsfi du jamalh de Lachyez.

La société kandasâhrienne se distingue des autres sociétés humaines par une certaine souplesse dans la hiérarchie et la progression sociales. De même, la distinction entre hommes et femmes au Kandasâhr est inexistante, et on retrouve celles-ci indifféremment dans toutes les catégories sociales. De la même façon, on retrouve dans toutes les catégories sociales des Elfes du Soleil, à l’exclusion des paysans. Ils restent néanmoins majoritaires parmi les marchands et les artisans.

Au sommet, c’est bien entendu l’aristocratie qui domine. Au Kandasâhr, on les nomme les zahob, c’est-à-dire les « Biens-nés ». Si bien entendu on y retrouve les sultans et les émirs, on trouve aussi un certain nombre de personnages importants : les vizirs, les hâjib, les pachas, les aghay et les wali. Les familles de ces importants personnages sont également du nombre. Cependant, l’accession à l’aristocratie est plus perméable qu’on ne peut le penser : un simple édit permet de donner une dignité à quelqu’un, et au vu de nombre sidérant de coups d’état parsemant l’histoire du Kandasâhr, peu de nobles peuvent se prétendre d’une longue lignée. En soit, il s’agit de l’une des seules classes véritablement établies par la loi, avec celles des prêtres et des juges.
Les vizirs et les hâjib représentent une caste de nobles présents à la cour, chargées des aspects importants de la politique – finances, armée et justice en général. Les pachas forment l’échelon de responsabilités suivantes e sont des gouverneurs régionaux ; ils sont assistes par des aghay. Enfin, en bas de l’échelle des nobles titrés, on trouve les wali, qui gouvernent localement.

Prêtres, juges et scientifiques forment la caste suivante. Un clerc officiellement intronisé ou un scientifique reconnu par ses pairs a le droit au titre de cheikh, ce que l’on peut traduire par « sage », en raison des connaissances théologiques des uns et scientifiques des autres. Les scientifiques occupent un place prédominante dans la société kandasâhrienne, et leurs découvertes – dans les domaines de la médecine, de l’optique, des mathématiques et de la chimie notamment – sont connues pour avoir résolus un certain nombre de questions. Nombre de ces scientifiques sont également des philosophes – une formation scientifique n’étant jugée complète au Kandasâhr que par la maîtrise de la philosophie.

On trouve ensuite dans l’ordre social les marchands, présents majoritairement dans les villes et les bourgs. Bien que les marchands n’aient généralement aucun pouvoir décisionnel officiel, leur influence via les jamalh (l’équivalent des guildes dans le Saint Empire des Plaines, le Consulat d’Acrìolla ou le Royaume de Sernas) est considérable. Après tout, nombre de bourgs et de villes dépendent au Kandasâhr parfois uniquement du commerce, et les zahob ont souvent intérêt à consulter pour certaines décisions les jamalh. Les dirigeants des jamalh, généralement élus par leurs pairs – mais se succédant parfois de façon héréditaire -, sont nommés des rasfya (ràsfi au singulier).

Ce sont les artisans qui arrivent après les marchands. Ils forment la base de la société urbaine, et transforment souvent des produits propres au Kandasâhr – qu’il s’agisse de peaux d’animaux exotiques, de soie, de coton, de bois introuvables ailleurs ou de teintures particulières. Ils n’ont pas véritablement de pouvoirs, même s’ils se joignent parfois aux coups d’état organisées par les jamalh ou par des nobles envieux.
Enfin, la société kandasâhrienne comporte un nombre conséquent de paysans : ils ne sont pas cependant à l’origine de la richesse du Kandasâhr, où le commerce et l’artisanat sont prépondérants depuis près d’un millénaire : la richesse des émirs et sultans provient en effet plus de la vigueur du commerce et de l’artisanat que des productions locales, même si émirats et sultanats exportent les résidus de leur production vers la Ligue de Torhsvàn.
Cependant, les paysans sont craints par leur capacité à se rebeller, lors de mauvaises récoltes ou d’impôts jugés trop lourds ; aussi, les révoltes paysannes ayant menés à l’éviction d’un sultan ou d’un émir sont pratiquement aussi nombreuses que les coups d’état organisées par des jamalh, des nobles envieux ou des aventuriers.


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Dernière édition par Le Conteur le Sam 24 Déc - 18:42 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 24 Déc - 18:41 (2011)    Sujet du message: Justice, Société & Armée Répondre en citant

    Armées
Pour les mercenaires, le Kandasâhr offre une infinité de possibilités. Je le sais, puisque j’y loue mes compétences. "
Lyra Belath, capitaine d’une compagnie mercenaire humaine.

La majorité des nations du Kandasâhr n’ont aucune véritable armée permanente : les seules exceptions sont le Sultanat de Zindry, ayant basé son succès sur une armée professionnelle, et l’Émirat d’Ohran dont la Garde royale est professionnelle et dont les soldats signent pour quinze années de service. L’armée du Sultanat de Zindry compte dix milles hommes, tandis que la Garde royale de l’Émir d’Ohran compte six cents hommes.
Dans les autres sultanats et émirats, cette Garde royale n’est d’ailleurs composée que de mercenaires, ce qui rend sa composition fluctuante et sa loyauté à géométrie variable. Il n’est pas étonnant que celles-ci fussent impliquées dans une multitude de coups d’États, d’assassinats et de manœuvres politiques louches.

Aussi, la majorité des souverains engagent des mercenaires, complétant dans le cas échéant ces troupes par des paysans mobilisés sur édit royal. Au vu de la loyauté changeante des premiers et des faibles compétences des seconds, il n’est donc pas étonnant que même les meilleurs stratèges furent vaincus, à cause des retournements soudains d’allégeance et de fuites des paysans enrôlés de force.
Si les armées de mercenaires sont souvent hétéroclites, les Kandasâhriens privilégient la vitesse au choc : ainsi, les unités légères sont particulièrement appréciées, de même que les cavaliers légers – sans compter que ceux-ci disposent de barbes et de pur-sangs kandasâhriens. Les épéistes et les lanciers sont privilégiés pour le contact, tandis que les archers sont privilégiés par rapport aux arbalétriers, jugés trop lents. Pour répondre d’ailleurs à cet enjeu là, les stratèges n’hésitent pas à engager des frondeurs, qui sont par conséquent bien nombreux parmi les troupes. Par conséquent, nombre de combattants au corps à corps savent manier la fronde à un niveau plus ou moins important.

Mais pour les Kandasâhriens, la guerre se joue sur les fronts psychologiques et diplomatiques. Le traité de guerre le plus célèbre de Diatalys, De la guerre, fut ainsi écrit par le célèbre général Malak ibn Saad Al-Ayarat. L’usage de l’espionnage (et la lutte contre celui-ci), la tromperie, l’usage de cadavres humains pour répandre des maladies et l’assassinat sont de mises, de même que la ruse et la fuite sont souvent utilisés dans les batailles. De même, les stratèges n’hésitent pas à susciter complots et rébellions populaires pour accaparer leurs ennemis.
Il n’est pas rare donc que les stratèges impériaux ou sernasiens ne voient en de telles manœuvres que de la lâcheté ordinaire, ce qui contribue à la réputation d’assassins des Kandasâhriens. Cela s’explique en partie par les retournements soudains d’alliances entre émirs et sultans, mais aussi les capacités des mercenaires à se vendre aux plus offrants – et à retourner leurs vestes parfois même lors des batailles.

Quatre capitaines-mercenaires sont particulièrement réputés actuellement au Kandasâhr, et à l’exception de Varlok Snorrisson, tous disposent actuellement d’un contrat lucratif et durable. La plus connue est incontestablement Lyra Belath, une jeune stratège d’origine impériale, et passée maîtresse dans l’art de manier l’épée longue. Elle dirige la Compagnie du Griffon d’Or, composée de trois cents vétérans et s’adjoignant les services d’autres personnes si nécessaire. Le second, à la réputation plus noire, est le Démon pur Marn Yahgar. Ses crimes, nombreux et impardonnables, ne le rattrapèrent jamais et il réussit à échapper à la potence qu’à cause de sa fourberie. Il dirige près de six cents hommes, tous des mercenaires sans pitiés et sanguinaires. Il est également craint pour sa politique de terreur et ses accès de colère.
Le troisième est connu localement, et il s’agit de Djahid ibn Daoud El-Mansûr (ce qui signifie par un heureux hasard « le Victorieux »). Il dirige une compagnie de quatre cents hommes, et est connu non seulement pour maîtriser parfaitement l’art de la guerre, mais aussi pour une volonté exceptionnelle, un sens de l’honneur certain, une forte piété et une absence de pitié totale face aux hérétiques et aux chaotiques. Aussi, il est respecté aussi bien de ses ennemis qu’amis, et les Kandasâhriens voient en lui le parangon de la vertu. Le dernier est le nain Varlok Snorrisson, ancien membre des Armées de la Ligue de Torhsvàn. Sa force, extrêmement nombreux (un millier d’hommes), est connue pour vivre du pillage lorsqu’elle ne dispose d’aucun contrat. Elle terrifie tout simplement les autres capitaines-mercenaires et dirigeants du Kandasâhr car son nombre est suffisamment important pour prendre n’importe quelle ville de taille moyenne. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé : voilà quelques mois, les hommes de Snorrisson ont pris une ville fortifiée de l’Émirat d’Al-Haïfra, d’où ils sont indélogeables.

Les kaitib chetr emploient quant à eux des tactiques d‘embuscades et d’attaques surprises, et n’assiègent jamais de forteresses, car ils n’ont de toute façon pas cette possibilité. Chaque kaitib hàtr est formé à l’arc, au combat à l’épée et à la lance, et au maniement du bouclier. Aussi, ils forment des cavaliers très polyvalents, avec une grande connaissance de l’acrobatie équestre. Toutefois, ces fiers cavaliers partent rarement en guerre, et peu de guerriers ont donc l’occasion de se frotter à leurs talents martiaux. On en croise néanmoins quelques uns parmi les nombreux mercenaires parcourant le Kandasâhr.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:23 (2017)    Sujet du message: Justice, Société & Armée

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